Décembre 2006

 

Suite à l'un de ses stages en juin 2006, notre jolie secrétaire s'est proposée pour organiser une animation avec les enfants du service de pédiatrie de St Vincent de Paul au CHU Sud d'Amiens avec à la clé un don de jouets pour la ludothèque du même service. Nous sommes donc en train de récolter des jouets. On remercie d'ailleurs Julien et Atac pour tout ce qu'ils nous on déjà apporté.

La suite bientôt....

La récolte de jouets

Depuis le mois de Décembre 2006, nous nous occupons de réunir des jeux.

Nous tenons particulièrement à remercier Julien et Atac car c'est particulièrement grâce à eux et leur belle énergie que nous avons récupéré de nombreux et beaux jouets pour la plupart neufs.

Merci aussi à Nathalie, l'heureuse épouse de Thierry du My Goodness ;-)

 

 

La distribution....

 

Enfin...par cette après midi ensoleillée, nous avons enfin pu passer l'après midi à saint vincent de Paul avec les enfants présents. Au rdv bonne humeur,quizz, jeux ( organisées par Marie), lecture, rire, générosité, et surtout le goûter tant attendu...par les petits comme les grands. Grâce à la générosité de tous, chaque enfant a pu repartir avec un livre. De plus la ludothèque du service a gagné de nouveaux jouets, peluches, jeux de sociétés, livres....

En attendant les photos de cette merveilleuse après midi, je tiens à remercier tous ceux ayant participé de près ou de loin à cette aventure.

Par ailleurs, cette opération a tellement plue que l'on nous a demandé de recommencer ce que nous avons accepté avec joie. Nous organiserons donc régulièrement des gouters avec des animations...

Ce projet initialement baptisé "viens jouer" a été rebaptisé "Les demoiselles en roses" nom que nous devons à notre présidente;)

 

 

La naissance d'un projet

"Viens jouer"

Le projet "Viens jouer" a vu le jour à partir d'un vécu de stage en juin 2006 en service de Médecine Physique et Réadaptation enfants de St Vincent de Paul.

En qualité de stagiaire de première année en IFSI, sous entendant avec encore si peu d'expérience, j'ai beaucoup appris pendant ces quatres semaines, tant sur le plan professionnel que personnel. Je vais beaucoup parler au nom du "moi" et je m'en excuse mais aussi je voudrais vous expliquer exactement comment j'ai monté ce projet.

Pendant ce beau mois de Juin, je me suis retrouvée devant des difficultés nouvelles, notamment en rapport avec l'approche dans un premier temps qui est différente de celle d'une animatrice. Il m'a semblé plus difficile de prendre en charge/soins un enfant plutôt qu'un adulte ou même une personne âgée.

Il y a d'abord le contexte de la maladie: comment est-elle par l'enfant? quelles séquelles psychiques est-elle susceptible de laisser pour sa vie future/ au sortir de l'hôpital?

Puis le contexte d'hospitalisation lui même : les parents qui "visitent" les enfants, les chagrins au moment où ceux-ci s'en retournent au domicile; vient ainsi la difficulté pour l'enfant de n'être pas chez soi, dans sa maison, sa chambre, de n'avoir plus ses repères, d'être contraint au rythme du service.

Il y a la barrière de la maladie, de la douleur physique de l'enfant, de la douleur psychique des parents, les douleurs des deux ensembles, la séparation, la distance pour certains.

Autant d'éléments qui ne facilitent pas de trouver sa place dans le service en tant que stagiaire, surtout quand les enfants ont déjà eu le temps de se familiariser avec le personnel, puisqu'il est généralement question d'hospitalisation de moyenne à longue durée pour ce service.

Pourtant, le moment le plus particulièrement important pour moi de ce stage est lorqu'une infirmière me propose d'organiser une animation pour les enfants. Dans une des chambres, nous sommes une petite dizaine regroupés autour d'un jeu improvisé "Qui veut gagner des bonbons?" sur le même principe que le jeu télévisé avec des réponses farfelues et au lieu de millions, des bonbons à gagner. Je pose donc des questions aux enfants en fonction de leur âge et aussi de ce qu'ils aiment. Nous rions beaucoup, et mangeons beaucoup de bonbons.

A ce moment, je réalise que je ne suis pas une étudiante infirmière en blouse blanche mais tout simplement un clown.

J'ai ainsi pris conscience que ma rencontre avec les enfants s'était faite à travers leur pathologie et leur prise en charge, et non pas par le jeu qui était de loin la meilleure rencontre, même si ce n'était pas l'objet de mon stage. En dehors de ce moment, je n'ai pas pris le temps de rire, de jouer avec les enfants. Parce que je gardais en esprit que ces enfants étaient des patients. J'ai toujours été dans l'optique du travail infirmier et des autres professions liées au service. Je n'avais pas pensé que tout le monde pouvait trouver un bénéfice dans ce moment: les enfants ne voient plus le soignant comme le reflet de leur maladie et moi-même en me rappelant les choses simples de la vie comme celles de jouer, parce qu'au final, ces patients sont surtout des enfants.

Selon Mélanie Klein, psychanalyste, ce qui se passe dans la vie d'un enfant est toujours un jeu et qu'ainsi "le jeu, par sa diversité, offre une palette d'émotions que l'enfant va pouvoir exprimer: sa colère, sa douleur, son angoisse, sa fierté, son orgueil". Ce temps de jeu m'a ouvert les yeux sur la prise en charge du patient en pédiatrie en tant que future IDE. Aujourd'hui, j'ai dans l'idée qu'on peut guérir en s'amusant, par le jeu, et même s'amuser pour guérir.

Ainsi, avec Madame MERVIEL Valérie, Cadre de Santé du service, nous avons convenu d'une date pour proposer une animation et un goûter récréatif avec les enfants avec à la clé un don de jouets pour la ludothèque du service.

M.

                                                                                                                 

Septembre 2010
LMMJVSD
3512345
366789101112
3713141516171819
3820212223242526
3927282930

Sous Menu